Journal intime de Titus

Publié le par lefrancaispourlesniais

 

15/09/79 

 

Titus 

 

Cher journal,

me voilà tiraillé entre mon mariage avec une reine étrangère nommé Bérénice, et cette opinion que pourrait avoir Rome sur cette union.

Alors je suis allé voir mon serviteur Paulin, pour lui demander son avis sur cette union possible. Mais voilà que ce dernier me répondit ''cette union ne serait point favorable à votre titre d'empereur''. Que faire ? Alors j'ai réfléchi, je pensais avoir pris ma décision, qui était de sacrifier celle que j'aime, à ma propre gloire. Je me suis senti si mal, et désespéré au moment de le faire.

Cependant, je m'étais étonné du départ précipité d'un ami, Antiochus. Mais je ne me suis pas demandé la raison de ce départ soudain. Alors j'ai décidé de charger Antiochus d'aller annoncer à Bérénice que je la renvoyait. Mais Antiochus refusa.

Alors j'avais envoyé '' Paulin '' voir Bérénice, et je me suis retrouvé seul. A ce moment-là je m'interrogeais sur la conduite à tenir, je me cherchais des raisons sur ma décision, c'est ainsi que mon honneur prit le dessus, et finit par l'emporter sur mes sentiments envers Bérénice. Alors le jour où Bérénice est arrivée, j'ai fondu en larmes, car j'étais près de céder, mais je lui est annoncé ma décision dite ''romaine'' de la renvoyer. C'est ainsi que Bérénice est sortie en annonçant sa mort prochaine, seul issue.

C'est alors que je me suis égaré dans ma douleur.

Antiochus me fit alors des reproches et m'encouragea à aller voir Bérénice...

 

Un jour, j'ai invité Antiochus à contempler pour la dernière fois l'amour que je voue à ma maîtresse, sans comprendre pourquoi, Antiochus sortit.

J'aimais Bérénice plus que jamais … elle renouvelai ses reproches envers moi. C'est ainsi que j'appris par une lettre que je lui avait arraché, que son départ est feint et qu'elle veut mourir.

Alors j'ai envoyé '' Phénice '' chercher Antiochus...

Une fois que nous étions réunis, nous trois, j'ai expliqué mes sentiments, et mes raisons d'agir, et mon souhait de mourir.

C'est alors que Antiochus m'a avoué que j'étais son rival, et qu'il souhaitait mourir.

Bérénice est intervenu et prononça les mots de la séparation.

Ainsi, à l'heure d’aujourd’hui nous trois vivons séparés. Nous souvenant de cette malheureuse histoire.

 

MFOUMEYENG-MINTSA Maria

 

Publié dans Bérénice de Racine

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