Lettre d'Antiochus à Bérénice

Publié le par lefrancaispourlesniais

Lundi 25 Septembre 79

 

 

Bonjour ma chère Bérénice ,

 

 

Je sais que vous devez être déçue que Titus ait décidé de choisir de respecter les règles de ses citoyens, plutôt que l'amour que vous lui tenez.

Mais pour vous parler et vous avouer mon amour, j'ai pris mon courage à deux mains.

Remplacer ma timidité qui me poursuit chaque jour par un courage incité par mon amour.

Si nous pouvions nous revoir pour nous expliquer face à face, pour discuter et montrer chacun avec nos points de vue différents cette histoire !

Mais en attendant ce moment avec impatience, je vais essayer de vous dire ce dont je n'ai point osé vous parler jusqu'à ce jour.

Oui , je sais que Titus est un grand homme, il a vaincu la Judée ce qui démontre qu'il est courageux.

Mais en ce qui est du point de vue sentimental , il s'y est pris mal avec vous, car avec votre charme je ne peux comprendre comment il a pu vous résister.

C'est un grand homme, certes, mais il n'a pas su faire le bon choix.

S'il avait été vraiment courageux, il aurait affronté son peuple en son titre d'Empereur de Rome.

Son devoir est de faire respecter l'ordre et non de se plier aux règles imposées par ses citoyens.

Je regrette fort le comportement que Titus a eu.

J'ai toujours voulu vous dire que je vous aimais, mais je ne pus confier ce secret qu'à mon confident Arsace qui, depuis cinq ans, me supporte moi ainsi que les sentiments que j'éprouve pour vous depuis plus de cinq ans .

Je vous trouve si , radieuse , rassurante … Si belle que je ne pus passer par dessus le fait de vous aimer. Si je puis me permettre, j'aimerais vous redemander votre main. Je sais que je ne suis rien par rapport à vous Majesté, mais sachez que l'amour que j'ai pour vous est si fort que personne ne pourra essayer de corrompre mon cœur de vous laisser. Ce serait me mentir que de me dire que je ne vous aime point et de passer à une autre.

Vous êtes partie et plus rien ne me retiens ici alors s'il vous plaît , si je vous rejoins, m'accepteriez-vous ...?

J'ai aussi appris que vous aviez voulu vous suicider, et je voudrais vous convaincre d'y renoncer à jamais, de laisser cette idée sordide de côté, de vous inciter à croire en ma parole vous disant que la vie sourit à tout le monde. J'ai hâte de vous revoir, vous me manquez. Je ne cesse de penser à vous.

 

Votre fidèle amant, Antiochus.

 

LE JONNY Swann

Publié dans Bérénice de Racine

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