Réécriture

Publié le par lefrancaispourlesniais

Acte I, scène première

 

Antiochus, Arsace

 

Antiochus

 

Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux,
Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux.
Souvent ce cabinet superbe et solitaire
Des secrets de Titus est le dépositaire.
C'est ici quelquefois qu'il se cache à sa cour,
Lorsqu'il vient à la reine expliquer son amour.
De son appartement cette porte est prochaine,
Et cette autre conduit dans celui de la reine.
Va chez elle : dis−lui qu'importun à regret
J'ose lui demander un entretien secret.

Arrêtons un moment. La beauté de ces lieux magnifiques, je vois bien que tu ne la connais pas, Arsace. Des secrets de Titus se trouvent souvent dans ce bureau. C'est ici quelquefois qu'il se cache de son entourage, lorsqu'il va voir la reine. Il lui parle de son amour. Dans son appartement se trouve deux portes, dont une qui conduit à celui de la reine.

Va chez elle, ne voulant pas la déranger, je vais lui demander un rendez-vous.

. Arsace

 

Vous, Seigneur, importun ? vous, cet ami fidèle
Qu'un soin si généreux intéresse pour elle ?
Vous, cet Antiochus son amant autrefois ?
Vous, que l'Orient compte entre ses plus grands rois ?
Quoi ? déjà de Titus épouse en espérance,
Ce rang entre elle et vous met−il tant de distance ?

Venant à l'improviste, vous monsieur, ce fidèle ami, quelle générosité ? Quelle nouvelle intéressante ? Antiochus, vous étiez son ancien amant, vous êtes l'un des plus grands rois d'Orient. Déjà Titus rêve de l'épouser. Elle et vous ne faites pas partie du même monde ?

Antiochus

 

Va, dis−je ; et sans vouloir te charger d'autres soins,
Vois si je puis bientôt lui parler sans témoins.

Tu peux partir, tu es libre, vois avec elle si prochainement, je peux lui parler en tête à tête.

 

 

 

 

 

 

 

 

BOENNEC Ophelia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Bérénice de Racine

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